Le moteur W12 n'est pas seulement une solution technique brillante. Il est la cristallisation d'une époque où l'industrie automobile repoussait ses limites sans compromis.
Né de l'obsession d'un homme — Ferdinand Piëch — et de l'ambition d'un groupe — Volkswagen — ce bloc incarne une proposition unique : la puissance et le raffinement d'un douze cylindres dans le gabarit d'un huit. Pendant vingt ans, il a défini ce qu'était un grand tourisme de luxe.
Son architecture en W, fruit de brevets et de calculs d'équilibrage complexes, restera dans les livres d'histoire de la mécanique automobile. Là où d'autres moteurs se contentaient d'être performants, le W12 voulait aussi être insolite.
En 2024, les normes d'émissions européennes (Euro 7) et l'électrification progressive des gammes premium annoncent le crépuscule du moteur thermique à grande cylindrée. Bentley a confirmé l'arrêt du W12 en fin d'année 2024, remplacé par un V8 hybride rechargeable sur la prochaine génération Continental.
« Une Bentley doit pouvoir conduire son chauffeur aussi vite qu'une Porsche, en silence de bibliothèque. »
Ferdinand Piëch
Le W12 a tenu cette promesse mieux qu'aucun autre moteur. Son extinction marque la fin d'une ère — celle où l'ingénierie pure était la réponse à toutes les questions.
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